Le taux sanguin de GHK-Cu chute d'environ 60 % entre 20 et 60 ans : de 200 à 80 ng/mL (Pickart, 2015).
Ce tripeptide de cuivre, découvert en 1973, modifie l'expression d'au moins 4 000 gènes humains en cellules (Pickart, 2014), dans le sens de la réparation selon ses auteurs, dont ceux du collagène (types I et III), de l'élastine et de l'acide hyaluronique, et il apporte le cuivre de la lysyl-oxydase, l'enzyme qui relie les fibres de collagène.
Il est étudié pour la peau : en crème, il a augmenté la production de collagène chez 7 personnes sur 10, contre 5 sur 10 avec la vitamine C et 4 sur 10 avec l'acide rétinoïque (Abdulghani, 1998).
- Demi-vie
- Courte dans le sang ; l'effet passe par l'expression des gènes, qui reste modifiée bien après.
- Voie
- Injection sous-cutanée pour une action générale ; application cutanée pour un effet local.

Fiche technique
- Famille
- Tripeptide de cuivre naturellement présent dans le plasma
- Demi-vie
- Courte dans le sang ; l'effet passe par l'expression des gènes, qui reste modifiée bien après.
- Voie
- Injection sous-cutanée pour une action générale ; application cutanée pour un effet local.
- Délai d'effet
- Peau, en crème chez l'humain : trois mois d'application dans les essais, le temps que le collagène se dépose. Cicatrisation et cheveux : délais mesurés en laboratoire seulement.
- Niveau de preuve
- Recherche en laboratoire : Documenté chez l'humain en crème sur la peau ; en injection, données limitées.
Identité chimique
- Forme
- Complexe cuivre(II) du tripeptide GHK (1:1)
- N° CAS
- 49557-75-7
Forme du sel : selon le certificat d'analyse du lot.
L'expression des gènes de réparation
Le GHK-Cu modifie l'expression de nombreux gènes : selon la Connectivity Map du Broad Institute, il rapproche le profil de cellules âgées ou lésées de celui de cellules jeunes et saines.
Il augmente ainsi le collagène de types I et III, l'élastine, la décorine et les glycosaminoglycanes comme l'acide hyaluronique.
Le rôle du cuivre
Le cuivre est le cofacteur de la lysyl-oxydase, qui relie entre elles les fibres de collagène, et de la superoxyde dismutase, une enzyme antioxydante. Le peptide le livre là où ces enzymes en ont besoin, en quantité infime, sans les effets d'un excès de cuivre libre.
Anti-inflammatoire et remodelage
Le GHK-Cu réduit les cytokines inflammatoires (TNF-alpha, IL-6) et module les métalloprotéinases. Il attire aussi les cellules immunitaires et les fibroblastes vers une plaie, d'où ses résultats en laboratoire sur la cicatrisation et sur le follicule pileux.
Effets étudiés et délais observés
Fermeté et densité de la peau : améliorées dans trois essais en crème
Chez l'humain, en crème : trois mois d'application
Cicatrisation : il attire les fibroblastes et les cellules immunitaires vers la plaie
En laboratoire
Cheveux : appliqué sur la peau, il a favorisé la pousse et activé la voie Wnt, qui règle le cycle du follicule (Liu, 2024)
En laboratoire
Ce qu'on peut ressentir
- Réaction au point d'injection (rougeur, sensibilité).
- Baisse de tension ou étourdissement passager rapportés à l'occasion.
- En application cutanée, irritation légère chez les peaux réactives.
On arrête et on consulte si
- Réaction allergique (urticaire, gonflement du visage).
- Étourdissements répétés.
Quand s'abstenir
- Maladie de Wilson ou tout trouble du métabolisme du cuivre.
- Grossesse ou allaitement.
- Cancer actif (stimulation de la croissance et du remodelage tissulaire).
- Personne mineure.
Les effets à surveiller, et comment les réduire
Cette fiche est éducative. Elle ne remplace ni un diagnostic ni un suivi. Si vous avez un problème de santé, êtes enceinte, allaitez ou prenez des médicaments, parlez-en à un professionnel de la santé.
Des essais chez l'humain, souvent petits, en crème sur la peau (collagène, fermeté, rides, densité) et sur la cicatrisation ; de nombreuses études en laboratoire sur la peau, les cheveux, les os et les poumons. Le produit vendu s'injecte : pour cette voie, les données chez l'humain sont limitées.
1998 · Abdulghani et coll., Disease Management and Clinical Outcomes
Étude pilote chez 20 personnes, sans placebo : deux crèmes par personne, une sur chaque cuisse, pendant un mois, biopsies avant et après
Production de collagène accrue chez 7 personnes sur 10 avec la crème au GHK-Cu, contre 5 sur 10 avec la vitamine C et 4 sur 10 avec l'acide rétinoïque. L'étude mesurait le collagène sous la peau, pas les rides ni la fermeté du visage. Revue non indexée dans PubMed.
2015 · Pickart, Vasquez-Soltero et Margolina, BioMed Research International
Revue qui décrit trois essais de 12 semaines chez 41 à 71 femmes, avec une crème au GHK-Cu appliquée sur la peau, présentés en congrès ou dans des rapports
En crème sur la peau, ces essais rapportent, selon l'essai, une amélioration des rides, de la laxité, de la densité et de la fermeté de la peau. Aucun essai n'a porté sur l'injection : ce sont des résultats de crème, et aucun n'est paru dans une revue à comité de lecture. La revue est aussi la source du taux sanguin de 200 à 80 ng/mL entre 20 et 60 ans.
2008 · Pickart, revue dans Journal of Biomaterials Science, Polymer Edition
Synthèse des études humaines et de laboratoire sur le peptide découvert par l'auteur en 1973
Effets cohérents sur la cicatrisation, le remodelage du collagène et l'inflammation, par le chercheur qui a découvert le peptide en 1973.
2014 · Pickart et coll., BioMed Research International
Analyse d'expression génique en cellules humaines en culture (Connectivity Map du Broad Institute)
Sur 13 424 gènes analysés, le GHK modifie de 50 % ou plus l'activité de 31,2 %, soit environ 4 000 gènes, dans le sens d'une réparation tissulaire et d'une réduction de l'inflammation selon les auteurs. Mesuré sur des lignées de cellules en culture.
2024 · Liu et coll., Bioactive Materials
Modèle expérimental de pousse des cheveux, GHK-Cu en microémulsion appliqué sur la peau
La microémulsion fait pénétrer environ trois fois plus de GHK-Cu dans la peau et favorise la pousse, avec une hausse du VEGF et l'activation de la voie Wnt/bêta-caténine, qui règle le cycle du follicule. Aucun essai indexé dans PubMed ne porte, chez l'humain, sur le GHK-Cu seul au cuir chevelu.
Crème ou injection ?
L'injection vise un effet général : la peau de tout le corps, les tissus conjonctifs, la récupération. La crème agit là où on l'applique, et c'est la forme qu'ont utilisée les essais sur la peau. Chez Peptiva, le GHK-Cu est offert en stylo gradué, avec sa seringue d'eau déjà dosée.
Le cuivre est-il dangereux ?
La quantité de cuivre est infime et liée au peptide. Le risque concerne les personnes dont le corps ne gère pas le cuivre normalement, d'où la contre-indication en cas de maladie de Wilson.
Pourquoi le taux baisse-t-il avec l'âge ?
Le taux de GHK dans le sang diminue d'environ 60 % entre 20 et 60 ans. Une hypothèse le relie au vieillissement de la peau et à une cicatrisation plus lente avec l'âge.
Glossaire (5)
- Collagène
- La protéine de structure la plus abondante du corps : elle donne aux tissus leur résistance.
- Élastine
- Protéine qui permet à la peau et aux vaisseaux de reprendre leur forme après étirement.
- Glycosaminoglycanes
- Grandes molécules (dont l'acide hyaluronique) qui retiennent l'eau dans les tissus.
- Cofacteur
- Élément (ici un ion de cuivre) sans lequel une enzyme ne peut pas fonctionner.
- Métalloprotéinases
- Enzymes qui découpent l'ancien collagène pour permettre le remodelage.
