Le DSIP a été isolé en 1977 dans le sang veineux du cerveau, prélevé pendant le sommeil à ondes delta (Schoenenberger et Monnier, PNAS).
C'est un nonapeptide, neuf acides aminés, étudié pour le sommeil à ondes delta et pour la réponse hormonale au stress (ACTH, cortisol), sans action sur le récepteur GABA des somnifères.
Dans un essai contre placebo mené dans l'insomnie chronique, l'enregistrement de la nuit a mesuré une meilleure efficacité du sommeil, moins de réveils et une meilleure vigilance le jour (Schneider-Helmert, 1986).
- Demi-vie
- Quelques minutes dans le sang ; l'effet sur l'architecture du sommeil dure la nuit et se consolide avec la régularité.
- Voie
- Injection sous-cutanée, en fin de journée.

Fiche technique
- Famille
- Nonapeptide inducteur du sommeil delta (Delta Sleep-Inducing Peptide)
- Demi-vie
- Quelques minutes dans le sang ; l'effet sur l'architecture du sommeil dure la nuit et se consolide avec la régularité.
- Voie
- Injection sous-cutanée, en fin de journée.
- Délai d'effet
- Nuits plus profondes dès les premières prises pour certains ; effet de fond sur le stress après une à deux semaines.
- Niveau de preuve
- Documenté chez l'humain
Identité chimique
- Nom chimique
- Émideltide
- Forme
- Peptide de synthèse, valeurs de la forme base
- N° CAS
- 62568-57-4
Forme du sel : selon le certificat d'analyse du lot.
Le sommeil à ondes delta
Le sommeil profond se reconnaît à ses ondes lentes, dites delta. C'est la phase où l'hormone de croissance est libérée, où le cerveau élimine ses déchets et où la mémoire se consolide. Le DSIP est étudié pour augmenter la part de sommeil delta et la continuité de la nuit.
Aucune action sur le récepteur GABA
Contrairement aux somnifères, le DSIP n'agit pas sur le récepteur GABA. Il tempère l'axe du stress (ACTH, cortisol), influence la sérotonine et les opioïdes internes, et pourrait agir sur les récepteurs NMDA : d'où son étude aussi pour le stress, la douleur et le sevrage.
Le lien avec l'hormone de croissance
Parce qu'il augmente le sommeil profond, le DSIP favorise indirectement la plus grande pulsation d'hormone de croissance de la journée, celle du début de nuit. D'où sa place dans les parcours de récupération, aux côtés des peptides qui stimulent l'hormone de croissance.
Effets et délais réalistes
Continuité du sommeil : moins de réveils mesurés dans l'insomnie chronique
Premières nuits à deux semaines
Vigilance de jour : meilleure que sous placebo dans un essai de 1986
Une à deux semaines
Réponse au stress : il atténue l'axe ACTH-cortisol
Deux à trois semaines
Ce qu'on peut ressentir
- Maux de tête légers ou nausée passagère chez certains utilisateurs.
- Somnolence si la prise est trop tôt dans la journée.
- Réaction au point d'injection.
On arrête et on consulte si
- Somnolence marquée le jour qui persiste.
- Humeur dépressive qui s'installe.
Quand s'abstenir
- Grossesse ou allaitement.
- Apnée du sommeil non traitée : le problème est mécanique, pas un manque de profondeur.
- Traitement psychiatrique en cours sans avis du prescripteur.
- Personne mineure.
Les effets à surveiller, et comment les réduire
Cette fiche est éducative. Elle ne remplace ni un diagnostic ni un suivi. Si vous avez un problème de santé, êtes enceinte, allaitez ou prenez des médicaments, parlez-en à un professionnel de la santé.
- ÉpithalonL'épithalon est étudié pour l'horloge, le DSIP pour le sommeil profond.
- CJC-1295 + IpamorelinLe sommeil profond et la pulsation d'hormone de croissance s'entretiennent : le DSIP prépare le terrain.
- SelankLe DSIP est étudié pour le sommeil profond, le Selank pour la résistance au stress par le système GABA : deux voies distinctes, réunies en fin de journée.
À éviter
- Somnifères, alcool ou sédatifs le même soir : les effets s'additionnent.
Le DSIP a été étudié chez l'humain dès les années 1980, principalement dans l'insomnie chronique, avec des améliorations de l'efficacité du sommeil et des réveils, et dans des contextes de stress et de sevrage.
Les études sont anciennes et de taille modeste, menées par perfusion ; elles ont décrit sa tolérance, et son mode d'action exact reste mal connu.
Aucun essai n'a porté sur la prise sous la peau : le réveil plus reposé est ce que rapportent les utilisateurs.
1977 · Schoenenberger et Monnier, Proceedings of the National Academy of Sciences
Isolement et caractérisation du peptide à partir du sang veineux cérébral pendant le sommeil profond
Identification de la séquence de neuf acides aminés et démonstration de son effet inducteur d'ondes delta : l'acte de naissance du DSIP.
1986 · Schneider-Helmert, Neuropsychobiology
Patients avec insomnie chronique, DSIP contre placebo, enregistrements du sommeil
Amélioration de l'efficacité du sommeil, réduction des réveils et meilleure vigilance le jour, avec une bonne tolérance.
1984 · Yehuda et coll., International Journal of Neuroscience
Études sur le stress et la thermorégulation
Le DSIP atténue la réponse au stress et stabilise la température corporelle, ce qui relie le peptide à la résistance au stress.
Est-ce un somnifère ?
Non. Un somnifère force l'endormissement en freinant le cerveau ; le DSIP ne touche pas au récepteur GABA et il est étudié pour le sommeil profond.
Ses essais chez l'humain ont mesuré sur l'enregistrement de la nuit une meilleure efficacité du sommeil, un endormissement plus rapide et moins de réveils, et l'un d'eux une meilleure vigilance le jour.
Le réveil plus reposé est ce que rapportent les utilisateurs. Aucune dépendance n'a été décrite.
Quand le prendre ?
En fin de journée, pour coïncider avec le début de nuit, où le sommeil profond est le plus abondant. Le protocole fourni avec le produit précise le moment.
Et si mon problème, c'est de m'endormir ?
Le DSIP agit surtout sur la profondeur et la continuité. Pour l'endormissement, le rythme circadien (lumière, heures régulières) et les habitudes du module Sommeil du Centre sont le premier levier.
Glossaire (5)
- Ondes delta
- Ondes cérébrales lentes qui caractérisent le sommeil profond, la phase la plus réparatrice.
- Architecture du sommeil
- Enchaînement des phases (léger, profond, paradoxal) au cours de la nuit.
- Axe du stress (ACTH-cortisol)
- Chaîne hormonale qui commande la réponse au stress, du cerveau aux glandes surrénales.
- Efficacité du sommeil
- Part du temps passé au lit réellement dormie.
- Récepteurs NMDA
- Récepteurs du glutamate impliqués dans l'excitation des neurones et la mémoire.
